Le Dauphiné Libéré du 15 mars 2005 fait état des projets de la municipalité d’Arêche-Beaufort, dans le Beaufortain, pour étendre son domaine skiable vers La Bathie.
Il s’agirait, pour l’instant, d’envisager le lancement des études de faisabilité, techniques et économiques.
N’hésitez pas à poster vos réactions ci dessous.
Elles seront utiles pour déffinir la position de la FFCAM dans ce dossier, en temps utiles.
par Celairrenna, il y a 2 mois
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par CusKennasooro, il y a 2 mois
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par grosmoërell, Juin 2005
> Projet d’extension du domaine skiable d’Arêche-Beaufort (73)
par Jean Louis BOURGEOIS, vice-président du CAF d’Albertville, Mai 2005
> Projet d’extension du domaine skiable d’Arêche-Beaufort (73)
Voici le texte d’un article que j’avais initialement écrit pour Suivant Sa Voie, revue du CAF d’Albertville. Pour diverses raisons nous avons décidé de ne pas le publier. Jean-Louis
Arlésienne ou réalité ?
On en parlait... on n’en reparlait plus. Depuis le mois de février les choses se précisent : le conseil municipal de La Bâthie a autorisé la commune de Beaufort a faire faire des études sur les possibilités de liaison par télécabine entre les deux communes, via le col de La Bâthie.
Vif émoi chez les chasseurs et certains habitants de la commune de Tarentaise, qui imaginent mal des pylônes au-dessus de leur tête. Coté Arêches on est évidemment favorable au projet : non seulement on espère drainer une clientèle que le détour par Albertville et la route (tortueuse !) rebuterait, mais on pense également à l’agrandissement du domaine skiable coté Grande Combe, voire Croix de Dormiaz.
Qu’en penser ? D’une part l’aménagement d’un versant Sud sous le col de La Bathie fait étrangement penser à l’extension de la station des Arcs dans le vallon des Rossets, au-dessus de Peisey-Nancroix. La bataille fut rude à l’époque... mais les remontées furent construites. Dans le cas des Arcs, une des raisons majeures était la nécessité d’agrandir le domaine skiable pour obtenir plus de mètres carrés à construire, même si les pistes ainsi créées présentaient un intérêt plus que limité (versant sud d’où enneigement problématique). C’était aussi, symboliquement, un pas vers une liaison avec La Plagne que le Paradiski a malheureusement concrétisée.
En ce qui concerne Arêches-Beaufort, on peut se demander si les motivations sont identiques. On sait hélas que la logique du « toujours plus » prévaut dans notre économie touristique. Les arguments reviennent à l’identique à chaque demande de remontée nouvelle : qui n’avance pas recule, si nous n’équipons pas, d’autres stations le feront, nous prêterons la plus grande attention à la protection de l’environnement... On sait hélas, aussi, que les promesses n’engagent que ceux qui les croient.
Par ailleurs on peut se demander si la commune d’Arêches-Beaufort, malgré sa volonté sans doute sincère de maîtriser son développement, y parviendra quand elle aura grandi. L’exemple récent de La Rosière-Montvalezan, dont les remontées mécaniques sont tombées dans l’escarcelle de Val d’Isère après plusieurs décennies de régie communale, n’incite pas à l’optimisme. Les équipements coûtent cher, très cher, et les grandes compagnies guettent ! On passera sur les emplois ainsi créés : combien réellement et combien coûteront-ils aux collectivités ?
Dans un autre domaine, qu’en sera-t-il de l’image d’Arêches-Beaufort si la station grandit ? Le succès, mérité, de cette commune sur le plan touristique n’est-il pas dû en grande partie à sa réputation de station-village à mesure humaine ? Or, si on en croit l’article de François Carrel dans Montagnes Magazine d’avril 2005, la société d’économie mixte qui exploite la station (la SEMAB)aurait signé avec un promoteur pour la construction de 300 lits à Arêches et 800 lits au Planay ! Là encore l’exemple de la Haute-Tarentaise pourrait servir : désaffection d’une partie de la clientèle ancienne (pour cause de gigantisme), obligation de remplir à bas prix avec des tour-opérateurs, dégradation des bâtiments, des relations...
Est-ce vraiment cette voie qu’il faut suivre ? Est-on vraiment obligé de reproduire des schémas datant d’une cinquantaine d’années et qui ont montré leurs limites ? Et si, pour une fois, on essayait de tirer partie des leçons du passé ? A ce propos allez-donc voir pourquoi Sainte Foy-Tarentaise a demandé, et obtenu, une extension de ses remontées et de ses mètres carrés à la dernière commission UTN : pour se sauver de la faillite, puisque la saine et bonne logique de la fuite en avant l’y oblige.
Bien entendu on m’objectera que ces propos sont pessimistes, que la sensibilité « écologique » ( mot qui ne veut plus rien dire du tout, entre nous) pousse systématiquement à jouer les Cassandre, qu’on ne propose rien. Air connu du libéralisme...
D’autres arguments (cf La Savoie du vendredi 1° avril 2005) font également froid dans le dos. Florilège : une liaison, c’est moins de voitures. Sauf que le touriste sera débarqué de la télécabine à 2129 m, 800 mètres au-dessus du village d’Arêches. Pratique avec deux valises et une poussette... Une liaison, ce sera bien pour les scolaires du bassin albertvillois. Voir argument précédent.
Enfin, le coup de grace : de quoi se mêlent ces écolos des villes ?On fait ce qu’on veut chez nous.
Celle-là, on l’attendait un peu, il faut bien l’avouer, depuis le temps qu’on nous la sert !
Alors on va répondre, poliment : oui, l’écolo des villes a un droit de regard sur ce qui se passe dans la montagne voisine. Ben oui...Pour deux raisons au moins : l’écolo des villes n’a pas envie que ses impôts servent à financer le déficit de telle ou telle station via les subsides du Conseil Général, l’écolo des villes tient à ses sous, tout comme le paysan ou le commerçant beaufortain, je suppose. De plus l’écolo des villes, comme tout le monde, a des descendants à qui il a envie de laisser (mais c’est mal parti ! )une planète pas trop délabrée. Et le paysage du Beaufortain fait partie du patrimoine à léguer, comme la chapelle Sixtine, les symphonies de Mozart ou la baie du Mont St Michel. Dans le même souci, l’écolo des villes redoute le projet conjoint de la commune de Beaufort d’équiper les pistes de 220 canons à neige, coûteux en énergie, en eau, puisqu’il faudra pomper 14 000 mètres cubes dans le lac de Roselend.
On l’aura compris : écolos des villes ou mégalos des champs, nous sommes tous sur le même bateau. Et j’ai bien l’impression qu’il prend l’eau...
Mai 2005
> Projet d’extension du domaine skiable d’Arêche-Beaufort (73)
par pascal.vienne oHs club-internet.fr, Décembre 2005
> Projet d’extension du domaine skiable d’Arêche-Beaufort (73)
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