En matière de prévention et de sécurité, beaucoup d’actions sont possibles, tant parce que nous sommes un milieu associatif ou cohabitent un grand nombre de type de pratiques différentes, que parce que le terrain de la montagne est lui même varié et complexe. (Voir à ce sujet les compte rendu de la réunion du 13/12/2003 des animateurs préventions sécurité).
Mais par quoi commencer, car on ne pourra pas tout faire !
Le comité directeur Régional qui a planché sur se sujet propose à chacun des clubs d’orienter les efforts sur les axes suivants :
1. Engager une ou des actions de préventions en direction des pratiquants individuels, ou en tout cas de ceux qui ne fréquentent pas les sorties collectives.
La raison de cet axe d’action est que nous avons en principe déjà une relative maîtrise de ce qui se passe dans les sorties collectives (cette première orientation concerne donc principalement les clubs déjà relativement bien organisés). En effet, selon les statistiques, 80 % ( ?) des accidents surviendraient en dehors des sorties collectives. Par définition cette population est difficile à « capter », cependant, nous avons d’ores et déjà prévu des « outils » spécifiques : les stages de formation de niveau 1 sont destinés à ceux qui ne souhaitent pas « faire une carrière » de cadre bénévole. A nous d’imaginer tous les autres outils pour sensibiliser et former cette population. A priori il s’agit principalement des moyens de communication à mobiliser sur ce thème : journaux, sites, mais d’autres outils sont possibles : soirées à thème....
2. Utiliser les données qui nous sont transmises par la fédération concernant les accidents déclarés à notre assureur pour développer une base de données d’accidentologie.
En effet, si nous savons qu’il y a des accidents, nous n’avons aucune information tant soit peu précise sur le phénomène accident : fréquence, gravité, type de pratique, victimes etc...Or tout travail de prévention nécessite d’appréhender le phénomène que l’on cherche à contrôler. Pour le moment nous travaillons « en aveugle ». Les données que nous transmet l’assureur sont extrêmement succinctes (le nom, la date) mais il n’existe même pas de distinction entre les accidents mortels et les accidents matériels.... Pour y voir clair, il faut que chaque club, à réception des données fasse un minimum de travail d’enquête, et que ces données soient centralisées, le tout bien entendu de manière qui respecte l’anonymat des personnes.
3. Au-delà de l’aspect statistique des choses, quand cela est possible, il est nécessaire d’engager un travail d’analyse des accidents.
Une méthodologie existe et à été proposée par la FFCAM. C’est un axe difficile à mettre en œuvre, mais il peut réellement déboucher sur des recommandations et des préconisations, pour alimenter en permanence la politique de prévention, tant pour les sorties collectives, qu’à l’intention des pratiquants individuels.
Je me tiens à la disposition de tous les clubs souhaitant engager ce type d’action. Cependant, chaque club évolue dans un contexte différent, et peut par conséquent choisir des axes stratégiques qui lui paraîtraient mieux adaptées.
Pierre Bayart
Animateur Prévention sécurité pour la région Rhône-Alpes
Lutte contre le dopage : colloque à Saint-Etienne sur la gestion de la récupération physique
AVALANCHES - Bilan accidentologique de l’hivers 2004/2005
Prévention - Sécurité - Analyse des accidents déclarés à notre assureur en Rhône-Alpes
Les objectifs du groupe prévention-sécurité
Recommandations générales