La grande évasion...
lundi 7 novembre 2011
Lysiane VIARD du CAF de Roanne (42) raconte :
« Ce samedi 24 septembre 2011 restera la journée du « grand plongeon » pour quatre détenus et leurs deux profs. de sport ; ceci dit, Franck, pas franchement judicieux cette date pour un ancien rugbyman, mais la radio confirmant nos craintes (déjà un essai), pas de regret.
A peine essoufflés par la marche d’approche et le poids du matos tout le tour du ventre, nous voilà face au sujet : d’abord la petite porte métallique à soulever (pourvu qu’elle ne se referme pas quand on sera dedans !) puis la descente dans l’obscurité par un puits de 14 mètres nous permettant d’atteindre -nous dit-on- le « très beau » ! Sauf que tout se mérite. Il faut d’abord négocier l’entrée de la grotte, un peu sélective avec ses six petits mètres dans une position pourtant très reposante dans la vie de tous les jours mais qui l’est un peu moins quand le casque frotte le « plafond » et le menton le « plancher » faisant voler la frontale dès le premier mètre ; écran noir à peine rentrés ! Sûr, à défaut de carbure, les 4 LR6 préconisées auraient été plus pratiques mon lieutenant !
« Je vois rien mais je me sens tout mouillé » ; normal, une bassine nous attend en plein milieu de l’étroiture ; il faut être joueur quand on fait de la spéléo ...
« On sort par le même côté ? » !
Après tous ces efforts, le voilà « le très beau » ; des concrétions de toutes formes et aux couleurs variées nous accueillent. Un peu de géologie pour comprendre ce milieu si magique et l’on capte vite pourquoi il ne faut pas toucher à la petite goutte, si tentante, au bout de la stalactite.
C’est beau tout ça pense Momo mais l’idée de remonter lui gâche un peu son plaisir. « Je n’y arriverai pas » Et en plus, il faut faire sauter une « dèv » ! « Audrey, tu me tiens bien ? » ; les jambes tremblent ; « j’embête tout le monde » ; mais non, on a le temps (sauf le couscous qui va refroidir ...) ; « Audrey, t’es sûre, tu me tiens ? » « Oui, mais j’peux pas te tirer jusqu’en haut ; aide-moi un peu aussi ! ».
Mètre par mètre l’amarrage du haut se rapproche et le soleil filtre au bout du tunnel.
Audrey qui n’avait jamais fait de moufflage est maintenant apte à passer l’initiateur...
Cette belle expérience s’est passée à l’Antre de Vénus sur la commune de Méaudre.
Merci à ceux qui se sont impliqués pour l’encadrement (Fabien, Michel et Audrey bien sûr) »
