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GFHM : "Le Raid des courgounours" - HACKED BY MR TAMPAN : AKu ngefans sama midah , gak mau aku jadi temennya aku mau jadi pacarnya aja
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GFHM : "Le Raid des courgounours"

mardi 26 mai 2015, par Amel

Après un stage hivernal aux alentours de Grenoble, nous voilà de nouveau réunies avec le guide Sébastien Escande pour un raid de ski alpinisme en avril.
Initialement tournées vers des projets dans les Pyrénées, la météo nous a finalement orientées vers l’Argentera (Italie) et le Mercantour.
Nous savions que la montagne (même au sud !) n’est pas le pays des Bisounours, mais on ne s’attendait pas quand même à découvrir le monde des Cougournours !...

Récit :
« Plusieurs jours avant le départ, Sébastien a fait du surf dans les Montagnes du Web depuis son ordinateur : sites météo, camptocamp, skitour, cartes…plans A, B, C... Mais rien à faire, les nuages restent agrippés sur les Pyrénées : le pire est né, il faut donc partir sur un plan B, adieu des Pyrénées…
De l’autre côté de la toile, les filles check régulièrement leurs mails…mais où va nous emmener la météo ?
Surprise ! Fait tes valises ! Dans 3h tu as rendez-vous …pour l’Italie !

Jour « zéro » D+ 1200m.
Branlebas de combat le mercredi 22 avril : les skis ont du mal à contenir leurs émotions, les filles sont bien fartées, les sacs débordent : fringues, barres céréales, compeed, jeu de carte, chocolat… bref, le minimum.
Enfin…les portières claquent à 14h, tunnel du Fréjus, Cunéo, Valdieri.
Les pentes Italiennes n’ont qu’à bien se tenir, car on est remontées comme des pendules pour les descendre ! Yiiihaaaa !
17h30, la cadence ralentie, on s’est pommées dans les ruelles d’un village Italien : la loose ! Heureusement Begona nous fait une petite baffouille : un mixe Italiano, espagophone pour demander notre chemin. Moi je dis, tu bleuf Bégo ! En tout cas, on arrive au parking souhaité.
18H00, dans la vallée des Thermes de Valdieri : décidément le rythme diminue vraiment, un panneau « circulation interdite », puis un passage à travers une monstrueuse ancienne coulée sur la route, puis une 2ème, la 3ème aura raison de nous. On ne passe plus.
Terminus, tout le monde descend ! On est toutes engourdies, somnolentes… où sont passées les filles fringantes de tout à l’heure, faut se re-booster ! !
Déballage de matériel, gâteau chocolat-crème de marron spécial « 30ans d’Elise », Clairette par-dessus le tout, et nous voilà en ski en route pour 2h de portage.
Papotage divers frivole sur la route goudronnées : « trop bien ton fut respirant ! », « j’te prêterais mon dentifrice ! », « trop drôle, regarde, il emmène même ses Crooks, alors que nous, le minimum ( !) » « tu as bien la carte ? »… « ben ,nan, c’est toi la carte, héhé ! »
Gros blanc
On déballe les sacs. Rien. On fouille les goretex…RE-rien.
Comment plomber l’ambiance ! J’adore !
Séb : « Pas grave, ça faisait longtemps que j’avais pas fait un footing en crocs ! »
Nous continuons le chemin qui monte au refuge Morelli Buzzi sans Séb. Il retourne faire un bisou à sa voiture, aaah ces mecs !
Le sentier est champêtre ! Lisez « sans neige ». Effectivement nous débusquons un couple de chamois, que l’une de nous prend pour des sangliers ! ppfff ! l’autre, hé ! Heureusement que Pauline passe l’ AMM, la faune elle s’y connait. Parce que moi en gallinacés jsuis une bille !
Enfin la limite touffe/neige arrive en même temps que la limite jour/nuit. Nous pouvons donc chausser nos frontales et enfiler nos skis. Séb nous a rejoint mais sans la carte…pas trouvée.
Huit lucioles montent dans le vallon…. aperçu une luciole au minuscule bivouac Varrone ce soir-là. Je suis sure qu’ils étaient mort d’inquiétude de faire un peu de place pour 8 barbus !! S’ils avaient su ! Tant pis pour eux. De toute façon on va au refuge suivant.
Enfin, la masse sombre du refuge apparait. Montée par une échelle extérieure dans un loft « cosi ».
Tout juste 8 places. Une table basse. Le réchaud et les couverts de Séb sont les biens venus.
Chacun déballe son sac, et Séb :« oooh, la carte ! »
On glousse discrètement : dire qu’il a abandonné son sac (au fond duquel était pliée la carte !), pour courir à sa voiture, (où il ne pouvait pas y avoir la carte !), pour revenir suant, réendosser furieusement ce sac à dos, qu’il pensait monter vide.
Repas aux préparations lyophilisées. On teste différentes recettes. Séb mange à tous les râteliers. « Pas convaincu » dit-il la bouche pleine « Dis, tu finis pas tes farfalles/épinards ? »…le goinfre !
Puis le verdict tombe. « demain matin grasse mat’ les filles ! Réveil 6h45 ! » Grand luxe, quoi !

Jour 1. Jeudi 23 avril. D+1700m
Départ 8h00 du refuge Morelli, montée au colle del Chiapou puis traversée derrière vers le Sud en direction d’un couloir sans nom. Au dessus du passage de Porco, mais au dessous du passage Chiapou. Cramponnage à la montée, puis à a descente derrière le couloir. Petite pause confortable sur banquette au bas du couloir.
Tout le monde peut se relaxer, un peu trop, même : le ski de Begona se décontracte et la peau oublie de s’accrocher à la neige. Le ski part tout seul dans la pente et s’offre une belle descente sur splendide panorama « vue sur lac ». Il ralenti un peu…juste pour mieux nous faire un pied de nez et disparaitre dans le bombé de la pente. Plus loin en dessous, il y a des barres. Séb descend. Maintenant on ne voir plus ni le ski, ni le guide. Suspens !! l L’atmosphère est pesante…insoutenable même ! Surtout pour l’unie jambiste. On avait perdu un ski ….et maintenant le guide !
Ouf ! on voit réapparaitre le ski, en charmante compagnie …. Le guide . C’est bon Bégo, pas besoin d’aller sur adopteunski.com
On voit réapparaitre Séb en charmante compagnie, il a trouvé un ski célibataire et en bon état. C’est bon Bégo, pas besoin d’aller sur adopteunski.com
On se détend… on ne préfère plus imaginer le scénario dahu dans les barres ou épuisette dans le lac.
Montée sur les pentes Sud de l’Argentera. On touche à toutes les disciplines : un cable de via ferrata pendouille là. Aubaine !
Du rocher aussi : P2 : « chouette !! » Retrouvailles, c’est émouvant, vraiment…
Joli cirque sous le sommet.
Arrivée au col des détritus.( ??) Les jolis noms avaient tous été utilisés dans les répertoires des Alpinistes Italiens ?
Pique nique au refuge Rémondino. Euh, Rémondiiino ! versus Bégo. Puis remontée sous la Punta Laurenti .Puis graaaaande traversée en direction de la Cime Brocan. Noooombreux vallons se succèdent.
C’est une traversée, mais ce n’est que rarement plat : parfois ça monte…en canard (les peaux c’est as-been !), parfois ça descend on garde les peaux, surtout quand c’est raide, c’est plus rigolo !
Enfin la descente tant attendue ! On n’est pas déçues, on a voulu voir du pays ? « Ma qué, Pollent à volonté !! »
On a préféré la soupe du gardien qui nous attendait en bas à la Cougourde. Merci Charly pour ton accueil ! Ton refuge à pris des allures de façade Italienne, étendage de linge sans retenue.
Nos chaussettes n’ont pas encore sorties l’ours blanc de sa tanière ce soir là…patience…

Jour 2. Vendredi 24 avril. D+1500m.
Premier objectif : la cime Agnel, depuis le refuge de la Courgourde. Jolie montée variée et sinueuse. Petit canyon raide et en neige dure. On se met un peu taquées. Dicton gfhmien :
Si en pente gelée tu ne tiens pas sur tes guiboles
Entraines-toi plutôt en neige molle !
Panorama sommet de la cime Agnel accompagné d’un Nème quiz pour Bégo : devine, c’est imposant, assez bombé, de couleur brune… « un rocher Suchard ! » Encore loupé ! Le Viso !
Descente par la Baisse Margot, moquette à poil très longs. Passage au loin vers le refuge Soria Ellena. Puis remontée en direction du col de Fenestre. Revirement à l’Est avant le dit col pour passer au Pas St Robert. Cramponnage et séance photo.
Derrière, petit cour de pente raide. Avec neige bien pourave au départ, idéal pour amortir les ratés. Mais finalement pas de vidéo compromettante !
Descente en Sud en passant au lac Mort et lac Balaour. Arrivée au refuge de la Madonne, un peu de portage pour finir.
Investissement total des pelouses devant le refuge par les 7 filles. Devant l’œil surpris des mouflons, on se demande qui, des 8 filles ou de ces apéricubes à loup, font le plus leur show ?

Jour 3. Samedi 25 avril. D+ 1000m.
Aujourd’hui c’est grasse mat’ ! Lever 7h, c’est une blague ? Non, le départ en fanfare à 4h du mat’ du troupeau d’éléphant qui dort à côté de nous ne nous réveillera que très peu, et on ronfle encore un peu… (enfin certaines !)
C’est un peu couvert ce matin, mais pas la tempête annoncée (on est bieeen dans le sud !). On a prévu un programme tranquille et l’objectif de la journée est de repasser au refuge de la Cougourde. Le col de Fenestre, trop classique, on passe donc par le Pas des Ladres (le passage des voleurs) puis petite redescente dans la combe de Trécolpas. Le brouillard étant tombé entre temps, cours de GPS ! (euh… attends, c’est le nord ou l’est qu’on dit d’abord ? et un carré sur la carte, c’est combien de km déjà ? attends, Seb, tu peux répéter plus lentement ?!) Bref, le point GPS posé, on remonte à un col qui nous permet de prendre un joli couloir pour redescendre sur le refuge. Un petit bout de pente raide (certaines dérapent, les autres maîtrisent le planté du bâton à la perfection, et pour d’autres, c’est le planté du menton, ça marche aussi !) et c’est le retour au refuge au moment où la pluie se met à tomber.
Après une tisane bien méritée, l’après-midi sera consacrée aux révisions en tout genre (GPS, encordements, prise de décision, etc.)
Tout cela nous mène bien vite à l’apéro que nous offre notre hôte : deux bouteilles de Cougourdine (ça ne s’invente pas !), la recette maison de Charly à base de rhum, vin blanc et d’une Achillee locale, aussi nommée la Camomille du Piémont. Mais loin de nous faire dormir, celle-ci nous donne plutôt des hallucinations ! Quoi, un ours blanc dans le Mercantour ? Qui rôde souvent au refuge de la Cougourde ? Quoi, DEUX ours blancs ? Nous n’en croyons pas nos yeux, et allons nous défouler en faisant la vaisselle… (« il en faut peu pour être heureux ! »).

Jour 4. Dimanche 26 avril. D+ 1000m.
Aujourd’hui, c’est le départ… quelle tristesse, on se sentait tellement chez nous à la Cougourde ! Ce matin, on a même la chance de rencontrer la deuxième hôte de ces lieux, une renarde quasi apprivoisée qui vient quémander les restes auprès des cuisines.
Départ à 7h30 pour le retour dans la vallée par un itinéraire assez direct : remontée du valon Sangué, col de la Baissette, col de Guillé et pour redescendre vers Valdieri dans un super canyon.
On garde le col du Mercantour et le col Cerise pour une prochaine fois, car l’ambiance tempête de grésil au col a mis notre persévérance à l’épreuve !
La looongue redescente sur les termes de Valdieri se passe sans incident (200m de dénivelé sur 7km ? autant dire que la pente n’est pas bien raide…) Cela incite à une petite course de skating entre Seb et Pauline. Puis on alterne les plaques de neige et les plaques de route jusqu’à la voiture.
On a beau être confort dans les chaussures de rando, nos pieds sont tout de même heureux de retrouver les baskets !
Il est 13h, on est en Italie… vous me suivez ? Restaauuu ! On s’arrête au village, dans la petite adresse testée par Seb quelques mois plus tôt et on enchaîne les plats : antipasti, pastas, patati et patata, on sort de table repues.
Voilà un raid qui arrive à sa fin, avec ses belles parties de rigolade, ses bonnes suées, ses petites frayeurs, ses apprentissages et après ces 5 jours, la certitude de former une très belle équipe !

A très vite pour de nouvelles aventures ! »

Elise et Charlotte pour le GFHM

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